Marmande aux couleurs d’Halloween

Toiles d’araignée, squelettes, fantômes et autres citrouilles ont envahi les vitrines des commerces de Marmande à l’occasion d’Halloween, qui voit non pas une mais deux fêtes organisées samedi 31 octobre 2015. Un plaisir double pour les enfants !

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Mélanie (à gauche) et Perrine de Nouvel’ Hair Coiffure

Lorsque l’on déambule dans le centre-ville, un constat s’impose : les commerçants ont vraiment joué le jeu ! Leurs vitrines se sont parées de tous les symboles de cette fête devenue populaire. « C’est important de marquer Halloween pour montrer l’esprit d’équipe avec les autres commerçants », estime Jennifer de PhotoJenny, rue de la Libération. « C’est porteur, ça crée de l’animation », renchérit la patronne du salon Maud’ Coiffure quelques mètres plus loin, dont IMG_6792la devanture fait se côtoyer non sans humour la fête de l’horreur et la célébration du ballon ovale chère à notre région. « Halloween a très bien marché l’année dernière », constate Perrine, propriétaire de Nouvel’ Hair Coiffure. « Nous avons eu au salon la visite de plus d’une centaine d’enfants. Les gens font l’effort de participer. C’est à nous aussi de montrer que nous sommes prêts à bouger, et que Marmande est à la page ». Bien évidemment, Perrine a fait provision de bonbons pour l’occasion…

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A Cap Pizza, le client squelette est roi !

Rue Léopold Faye, la palme de la décoration revient à Cap Pizza. « Nous célébrons Halloween depuis dix ans déjà », explique le patron. « C’est une fête qui nous plaît. Chaque année, nous ajoutons des éléments à notre décor. On a investi dans un fumigène pour l’ambiance. On mettra de la musique de circonstance et on sera déguisé pour faire gentiment peur aux enfants. Je ne vous dis pas quel sera mon costume, ce sera la surprise », conclut-il dans un franc éclat de rire.

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L’une des sorcières que les enfants devront recenser, ici dans la vitrine de la boutique de jouets Domino.

Deux fêtes sinon rien !

Les festivités du week-end s’articuleront autour de deux pôles. D’une part, la très active association des commerçants de la Rue de la Libération se posera Square de Verdun comme à l’accoutumée, où elle proposera diverses animations, dont une chasse aux sorcières. Le jeu consistera pour les enfants à compter le nombre de sorcières dans les vitrines et les boutiques de la Rue de la Libération. La pâtisserie Lancuentre a déjà préparé l’un des lots qui seront remis aux gagnants, une sympathique bonbonnière en chocolat… en forme de citrouille bien sûr ! Au programme également : goûter, atelier de maquillages, défilé de costumes et même une maison hantée. Brrrrr…

IMG_6812Du côté de la Place Clemenceau, le Comité Festif de Marmande a aussi prévu son jeu de pistes avec le concours des commerçants des rues Léopold Faye, République, Général de Gaulle et Toupinerie. IMG_6810Les bambins devront reconstituer une phrase à partir de lettres cachées à l’intérieur de citrouilles dans les différentes boutiques . Entre les ateliers créatifs et la tenue d’un flashmob, l’un des temps forts restera sans doute la dégustation en soirée d’une soupe, je vous le donne en mille… à la citrouille !

Bon Halloween à tous les Marmandais et Marmandaises.

Nicolas Michel (chasseur de zombies à ses heures perdues !!!)

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SAPA Services : des repas à domicile pour le troisième âge

Entreprise de livraison de repas tournée vers les personnes âgées et dépendantes, SAPA Services existe à Agen depuis 1997. Cette année, une antenne a été ouverte à Marmande, rue de la Libération. Sa responsable, la jeune et dynamique Edith Galinou, nous détaille l’offre proposée aux clients.

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Qu’est-ce qui a poussé votre société à s’installer à Marmande ?

SAPA Services est bien ancré sur l’Agenais, leader sur son marché depuis plus de quinze ans déjà. Depuis 2008, nous avons développé nos axes de livraison sur la zone de Villeneuve-sur-Lot et nous nous implantons maintenant sur le Marmandais, parce que nous avons constaté qu’il y avait de la demande. Nous avons fait une étude de marché, qui a montré que nous pouvions nous placer en tant que complément des services déjà existants. Marmande est une ville qui bouge, attractive.

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Edith gère avec efficacité l’agence marmandaise.

Que proposez-vous à vos clients ?

Nous avons plusieurs formules. Nos clients ont le choix entre deux entrées, deux plats, deux desserts. Nous ne leur imposons pas un menu préétabli. Nous travaillons avec un traiteur, pas avec une grosse cuisine centrale. La qualité est au rendez-vous. Une diététicienne met à jour nos grilles de menus. Les repas sont variés, équilibrés, adaptés aux personnes âgées. Nous nous calons sur les besoins de chaque client. S’il peut encore faire ses courses et qu’il s’achète ses potages et ses yaourts, mais qu’il ne cuisine plus, nous pouvons lui apporter juste le plat.

Si certains ont des impératifs de régime par rapport à leur santé, pouvez-vous adapter également les menus en ce sens ?

Nous avons des menus adaptés pour les diabétiques, les dialysés, des menus sans sel, des plats mixés en cas de problème de mastication ou de déglutition… Nous sommes très pointilleux sur ce sujet-là.

A combien revient un repas ?

Un repas complet – potage, entrée, plat garni, dessert – revient à 10,90 euros, pain compris. Le plat garni logoseul – viande ou poisson avec légumes ou féculents – est à 7,30 euros. Pour chaque élément ajouté, un potage, une entrée ou un dessert, comptez 1,20 euros en plus. Les repas sont livrés froids, en barquettes. Les personnes n’ont plus qu’à les réchauffer. Nous assurons quatre livraisons par semaine le midi. Nous passons le lundi. Le mardi, nous déposons aussi le repas du mercredi dans leur frigo. Même chose le jeudi avec le repas du vendredi. Et nous revenons le samedi pour les repas du week-end.

Les employés des sociétés peuvent-ils aussi commander chez vous leur repas du midi ?

Une entreprise de services à la personne n’est pas autorisée à livrer des repas aux sociétés. On le fait sur l’Agenais car nous avons créé une entité juridique différente. Les gens peuvent commander sur notre site internet avant 10h00 et on les livre sur leur lieu de travail. Mais on ne l’a pas encore mis en place sur le Marmandais. Nous voulons d’abord continuer à nous faire connaître et consolider nos tournées.

DSC_6101Dans quel rayon livrez-vous ?

Nous desservons déjà plusieurs communes. Nous allons à Beaupuy, Virazeil, Escassefort, Lachapelle, Saint-Martin-Petit. Nous passons à Fauguerolles.

Faut-il se déplacer jusqu’à votre agence pour s’inscrire ?

Non, les gens ont juste à nous téléphoner ou à nous contacter par mail. Je prends rendez-vous avec eux et c’est moi qui me déplace, vu que nous avons souvent affaire à des personnes âgées ou sorties d‘hospitalisation. Je prends le temps qu’il faut avec elles pour leur expliquer nos services, les déductions fiscales possibles, établir ensemble les menus. Elles peuvent faire venir leur tuteur ou leur famille. C’est rassurant pour tout le monde.

Pour contacter SAPA Services : 05.53.83.76.10 ou sapa-services-marmande@orange.fr

Propos recueillis par Nicolas Michel.

La voix de Gaia

En partenariat avec l’agence culturelle Ecla Aquitaine, la librairie du Gang de la Clef à Molette a convié l’auteure Gaia Guasti à présenter au public marmandais sa trilogie «La voix de la meute» aux éditions Thierry Magnier. Une belle rencontre marquée par une lecture d’extraits et une séance de dédicaces.

IMG_6737Une charmante pointe d’accent trahit ses origines italiennes. Née en 1974 à Florence, Gaia Guasti s‘est installée à l’âge de 18 ans en France, où elle a suivi des études à la Femis, l’école nationale supérieure des métiers de l’image et du son. Devenue scénariste pour le cinéma, elle s’est lancée en parallèle dans une carrière d’écrivain, notamment pour la jeunesse avec son malicieux roman «Mollo mollo le matin et pas trop vite l’après-midi».

Destinés à un lectorat plus adolescent, les trois tomes de «La voix de la meute» racontent la quête initiatique d’un trio d’amis entre 15 et 17 ans, Mila, Ludovic et Tristan, qui se transforment en loups-garous lorsqu’ils se retrouvent sous le coup d’une émotion forte.

Des ados ancrés dans la ruralité

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Gaia, concentrée, s’apprête à lire un extrait de « La voix de la meute ».

L’un des traits spécifiques des personnages imaginés par Gaia tient à leur environnement rural. «On a l’habitude de lire ou de voir des histoires d’ados en ville, mais pas souvent à la campagne», constate-t-elle. «Mes trois héros ont grandi ensemble dans un endroit reculé. Ils étaient les seuls enfants dans un rayon de plusieurs kilomètres. Ils ont en quelque sorte créé leur propre univers. Ils se comprennent parfaitement et sont capables d’une grande complicité». Le cadre dans lequel Gaia les a placés évoque ostensiblement l’Ardèche. Et pour cause ! L’auteure a vécu plusieurs années dans cette région. «J’ai écrit là-bas le premier tome, empreint de ce que je vivais au quotidien. La grotte de mon roman par exemple, qui joue un rôle important, m’a été inspirée par la grotte Chauvet et ses dessins. Maintenant, les lieux que je nomme n’existent pas. Je n’avais pas envie d’identifier un village en particulier afin de prendre de la distance avec le réel».

Portée métaphorique

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L’auteure en pleine séance de dédicaces.

Si «La voix de la meute» s’appuie sur des bases réalistes, l’histoire a tôt fait de basculer dans le fantastique avec le recours au mythe du loup-garou. Pour Gaia, le lycanthrope reste la métaphore idéale pour parler de l’adolescence et de ses métamorphoses. «A cette période de la vie, on est traversé par des pulsions qui nous dépassent. On est en proie à une transformation physique radicale. Les boutons et les poils poussent de tous les côtés. On ne se reconnaît plus tellement. C’est un bouleversement énorme sur le plan psychologique».

Autre parallèle avec lequel Gaia s’amuse à jouer : l’esprit de meute chez les animaux et le besoin des ados d‘évoluer en bande. «A l‘âge de l‘adolescence, trouver sa place dans un groupe reste très important. Certains deviennent des éléments dominants, des alphas, d’autres des boucs-émissaires, des individus omégas, comme il en existe dans les hordes de loups avec l’animal qui mange en dernier et qui a toujours les oreilles baissées».

Final en apothéose

IMG_6747Gaia a écrit la conclusion de sa saga au Chalet Mauriac, à Saint-Symphorien, où sont organisés chaque année par l’agence Ecla des séjours pour les auteurs. «J’y ai connu des moments privilégiés. J’ai trouvé sur place une qualité de concentration incroyable, préservée des soucis du quotidien. J’ai pu aller chercher en moi-même toutes ces peurs et ces angoisses dont je parle dans le roman. Ce troisième tome reste mon préféré. C’est là que tout se joue. J’ai l’impression d’être allée au plus profond de mes personnages. J’ai beaucoup d’empathie et de tendresse pour eux. J’ai eu vraiment du mal à les quitter». Que Gaia se rassure, nous aussi en tant que lecteurs !

Nicolas Michel