Photo instantanée : l’école de Beyssac

Jeudi 26 mai 2016 : aperçue sur le grillage de l’école de Beyssac, cette affichette qui exhale un doux parfum de nostalgie…
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Aquaval, pose des panneaux solaires

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En ce jeudi 26 mai 2016, l’installation de panneaux solaires a eu lieu sur le site d’Aquaval. Une louable transition écologique destinée à réduire les dépenses énergétiques du complexe, en complément des chaudières à gaz qui ont été modernisées. Les panneaux serviront aussi bien au préchauffage de l’eau des bassins intérieurs qu’au chauffage de la piscine extérieure et des jets des douches.

Chaque panneau mesure 5m sur 2m. Implantés le long de la voie ferrée, ils totalisent 250m2 et jouxtent le pentaglisse.

 

La pose est assurée par une société locale, ACEP, basée à Samazan.

 

A la mi-journée, le champ de panneaux solaires était quasiment achevé…

 

A l’abri des regards, les deux imposantes cuves de 10 000 litres chacune. Les panneaux pourront porter l’eau à une température maximale atteignant les 90°C. Sur une journée de bon ensoleillement, ce sont jusqu’à 40 000 litres d’eau qui pourront ainsi être réchauffés.

Nicolas Michel.

(remerciements à Val de Garonne Agglomération et Aquaval).

Conseils de lecture (mai 2016)

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Retour à la librairie du Gang de la Clef à Molette ! Après Xavier, qui avait inauguré la rubrique littérature du blog en février 2016, c’est au tour de sa fidèle acolyte, Anne, de partager avec nous ses coups de coeur du moment, invitations au voyage…

IMG_8429LE NUAGE D’OBSIDIENNE d’Eric McCormack (Christian Bourgois Editeur)

J’avais lu précédemment d’Eric McCormack « L’épouse hollandaise », qui m’avait plu par son originalité. Quand est sorti « Le nuage d’obsidienne », j’ai tout d’abord trouvé la couverture très belle et le titre intrigant. Dans les premières pages, le héros, Harry, se trouve au Mexique lorsqu’un orage le pousse à se réfugier dans une librairie. Il tombe par hasard sur un livre intitulé « Le nuage d’obsidienne », dont l’histoire se déroule dans une petite ville écossaise où il a lui-même vécu un événement extraordinaire. Cette mise en abyme constitue le point de départ d’un récit bizarre et merveilleux, qui va nous entraîner aux quatre coins du monde, sur les traces de phénomènes mystérieux. Eric McCormack, conteur de génie, ne nous fait pas simplement voyager géographiquement, mais aussi dans l’imaginaire, en maintenant toujours l’ambiguïté entre le rêve et la réalité, le faux et le vrai. Son écriture, riche et absolument limpide, plaît énormément.

LA TERRE DES WILSON de Lionel Salaün (Liana Levi)

J’avais déjà été séduite par le premier livre de Lionel Salaün, « Le Retour de Jim Lamar », qui se passe intégralement aux Etats-Unis. J’avais l’impression de lire un roman américain, alors que l’auteur est Français et qu’il n’a jamais mis les pieds là-bas. Mais c’est un féru d’histoire américaine, il connaît ce pays IMG_8427sur le bout des doigts. J’étais très curieuse du coup de lire « La terre des Wilson ». L’intrigue se  passe en Oklahoma pendant la Grande Dépression des années 1930, une époque qui fait penser aux « Raisins de la colère » de John Steinbeck, où les paysans fuient la misère et la sécheresse. Dans la famille Wilson, le père, une vraie brute, s’entête à cultiver sa terre, à essayer d’en faire sortir quelque chose. Quand l’histoire commence, son fils revient après des années d’absence. Il était parti à l’âge de 12 ans car son père le battait au point de risquer de le tuer. Il a depuis fait fortune grâce à la prohibition. Mais pourquoi est-il revenu ? Veut-il se venger ? On est captivé dès le début car on ne sait pas à quoi s’attendre… Nous sommes en présence d’un texte magnifique, très travaillé. Rien n’a été laissé au hasard. Chez Lionel Salaün, il n’y a pas un mot de trop. L’ancrage historique et la dimension humaine restent très forts.

IMG_8430UN DERNIER VERRE AU BAR SANS NOM de Don Carpenter (éditions Cambourakis)

J’adore Don Carpenter, écrivain peu connu en France, que j’ai découvert avec la publication de « Sale temps pour les braves ». Je me souviens avoir pris une claque avec cet ouvrage ! Don Carpenter s’est suicidé en 1995. Le manuscrit de « Un dernier verre au bar sans nom » était resté inachevé. Il a été terminé par un autre auteur et l’un de ses grands admirateurs, Jonathan Lethem… Sur la Côte Ouest des Etats-Unis, entre les années 1950 et 1970, nous suivons le parcours de différents individus rêvant de devenir écrivains. Ils ont la passion de l’écriture en eux et sont pris entre le désir d’être reconnus et la volonté de rester fidèles à eux-mêmes. On trouve toujours quelque chose de très touchant chez les personnages de Don Carpenter. Ils sont fragiles, tendres, libres, humains en un mot, et c’est ce qui fait toute la valeur de « Un dernier verre au bar sans nom », plein d’ironie. L’écriture de Carpenter a beaucoup de charme dans sa sobriété, elle va à l’essentiel.

Propos recueillis par Nicolas Michel.

Atelier Philippe S, des bijoux de caractère

Philippe Segalas porte un nom de famille qui n’est certainement pas inconnu des Marmandais. Son père a en effet fondé la bijouterie de la Rue Charles de Gaulle. Installé à son compte Place du Marché depuis maintenant neuf ans, Philippe non seulement répare vos bijoux mais crée aussi des pièces incroyablement inspirées.

Philippe, concentré, est à l’ouvrage dans son atelier de la Place du Marché sous les arcades.
Un silex vieux de 300 000 ans utilisé par Philippe.

Parmi les qualités que l’on s’attend à trouver chez un bijoutier, il en est une à laquelle on ne pense pas forcément, alors que Philippe y est très attaché : l’imagination. Et visiblement, notre artisan n’en manque pas ! Il suffit de feuilleter les albums photos de ses créations pour s’en rendre compte aussitôt. On reste admiratif par exemple devant une bague surmontée d’une tête de cheval, aux détails impressionnants. Une autre prend la forme originale d’une tour de château fort, garnie d’une pierre de lune. Ici, un fragment de météorite a été monté en pendentif. Là, un silex a été taillé en coeur. « J’essaie toujours de me démarquer », explique Philippe. « Mes fabrications prennent des formes spéciales et sont réalisées avec des pierres peu communes. Mon but est de créer à chaque fois un bijou unique, qui possède une âme. Mes créations originales sont uniquement en argent. Pour les commandes des clients, ils viennent avec une photo ou un croquis de ce qu’ils veulent et je travaille avec l’or qu’ils m’apportent. Ainsi ils ne paient que la façon. S’ils n’ont pas d’or, je le fournis bien sûr. Mais je n’en stocke pas au magasin ».

L’ECOLE DE LA MINUTIE

Philippe a toujours su qu’il voulait exercer ce beau métier. « Avec mon père horloger, je suis né aux rythmes et aux sons des coucous, des carillons et des comtoises ». Enfant, sa passion pour les maquettes et les modèles réduits lui a montré la voie de la patience et de la précision. Formé à la fin des années 1970 à l’école des métiers d’art bijouterie-joaillerie de Valence dans la Drôme, il a ensuite trouvé une place d’apprenti à Agen, avant de travailler finalement avec son père, qui a monté le premier atelier de bijouterie à Marmande. Une ville que Philippe aime profondément. « J’y suis né. J’ai passé quasiment toute ma vie au Canton ». Et d’ajouter : « Je suis très attaché au quartier du marché. C’est un endroit magnifique, chargé d’histoire, et qui malheureusement souffre beaucoup. Le projet de rénovation de la municipalité est beau sur le papier, mais il faut attendre de voir le résultat ».

LA TRANSMISSION DE LA MEMOIRE

Que les bijoux traversent les générations : voilà ce qui touche Philippe par-dessus tout dans son activité ! « Des gens m’apportent les bijoux de leurs aïeuls, qui ont une grande valeur sentimentale, pour qu’ils retrouvent leur état d’origine. Certains préfèrent que je les mette au goût du jour, que je leur donne une seconde vie. C’est émouvant pour moi de me dire que je vais remettre en état des pièces qui ont été fabriquées dans les années 1800 et 1900, et que le bijou est toujours là en 2016 ». Ainsi a-t-il conscience qu’à travers les héritages de famille, les personnes lui confient un peu de leur vie. Là réside finalement la poésie d’un artisanat qui se doit lui aussi de perdurer à Marmande…

Contactez l’atelier Philippe S. au 05 53 88 77 90.

Retrouvez aussi les créations de Philippe sur sa page Facebook.

Nicolas Michel.

Ségolène Lefèvre, historienne de la cuisine et du vin

Les rencontres avec les écrivains se suivent mais ne se ressemblent jamais à la librairie du Gang de la Clef à Molette. Après l’Amérique rurale de Kim Zupan et les loups-garous adolescents de Gaia Gusti, Ségolène Lefèvre est venue nous régaler d’anecdotes à propos de son dernier ouvrage, « Le vin dans la cuisine » aux Editions Confluences. Originalité de la soirée, l’intervention de l’auteure était judicieusement accompagnée d’une dégustation préparée avec grand soin par Yannick de l’épicerie fine « Au Relais du Terroir » à Casteljaloux.

« Les nourritures intellectuelles, c’est bien ! Mais les nourritures terrestres ne sont pas mal aussi », plaisante Ségolène devant les plats qui circulent. Les bouchées de polenta aux oignons, lardons, crème et vin blanc ou les pâtes fraîches au pesto, noisettes et piments d’Espelette engendrent des hochements de satisfaction parmi le public venu nombreux.

Depuis ses études universitaires, Ségolène s’est spécialisée dans l’histoire de l’alimentation, une branche méconnue sur laquelle il reste beaucoup à écrire encore. « L’alimentation fait partie de la vie quotidienne de l’homme depuis que le monde existe, avec tous les plaisirs, les angoisses, la peur de manquer et les régimes qui vont avec. La société se reflète dans la façon dont on se nourrit. Et quand on regarde le chariot des gens, on se dit que l’on va très mal ». Pour l’auteure, il faut réapprendre à déguster la nourriture et pas se contenter de la consommer.

LE VIN COMME UN ART DE VIVRE

Après avoir retracé l’histoire des légumes à travers les âges dans « Le goût des légumes » (paru chez Féret), Ségolène s’est penchée cette fois sur les origines du vin dans la cuisine et son évolution au cours des siècles : de la notion d’ivresse dans la Rome antique à la fonction de conservateur au Moyen-Âge, jusqu’à son rôle d’ingrédient dans les cuissons d’aujourd’hui. « Le vin n’est pas une boisson comme les autres », avance-t-elle. « Il est associé à tout un art de vivre, à la sociabilité. Ce n’est pas juste une bouteille que l’on ouvre. Un vin a une histoire. Il est l’expression d’un terroir ».

Ségolène échange avec son auditoire.

CUISINE ET PARTAGE

Reflet de cette philosophie qui veut que la cuisine soit avant tout une question de don et de partage, vingt-six grands chefs ont accepté par amitié d’offrir à l’auteure des recettes compilées à la fin de l’ouvrage. « Je les ai testées et découvert ainsi des utilisations du vin auxquelles je n’aurais jamais pensé ». Croquant de queue de boeuf fin gras du Mézenc au vin rouge. Figues de Nérac pochées au pedro ximenez de 1973, croûte de Kouign Amann, crème noix/vanille. Ou encore Gnocchis de patates douces et fraises Mara des bois au Monbazillac, crumble noix-vin rouge (de Bergerac)… Rien que les intitulés font monter l’eau à la bouche. A vos fourneaux !

Nicolas Michel.

28ème Fête des Fleurs et des Saveurs

Elle a changé de nom pour son édition 2016 mais a su garder toute sa fraîcheur et sa popularité. La Fête des Fleurs et des Saveurs (anciennement Fête des Fleurs et de la Fraise) a déployé les 14 et 15 mai ses couleurs sur l’Esplanade de Maré.

Les stands des exposants floraux : un régal pour les yeux !

 

Magnifique symphonie de couleurs également chez ce fabricant de savons artisanaux (« L’Atelier Lina »).

 

Même si elle ne figure plus dans l’intitulé de la fête, la fraise était bien présente, toujours aussi savoureuse !

 

Les roses : l’une des valeurs sûres de la manifestation !

 

Ambiance musicale assurée dans la bonne humeur par la banda « Les Amuse-Gueules » de Grignols.

 

Les produits bretons participaient à la fête grâce au stand « Délices de Bretagne » des sympathiques Bruno et Françoise.

 

De jeunes bénévoles aidaient les gens à porter leurs achats dans des brouettes. Une louable initiative.

 

Le tour de poney pour les enfants : l’attraction indémodable…

Nicolas Michel.

Inauguration des jardinières des remparts

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Dimanche 15 mai 2016, le beau temps était de la partie pour l’inauguration par le conseil de quartier Centre-ville des jardins partagés sur le Boulevard Richard Coeur de Lion, devenu piétonnier. Cet espace coopératif regroupe une quinzaine de jardinières en bois, laissées aux bons soins des Marmandais.

L’inauguration a donné lieu à un moment de convivialité autour d’une dégustation de légumes frais, de jus de fruits et de vins locaux.

 

Le maire, Daniel Benquet (à droite sur la photo), assistait à l’événement.

 

L’inauguration était organisée en parallèle de la « Fête des Fleurs et des Saveurs », où les gens pouvaient aller acheter des plants pour ensuite venir garnir les jardinières.

 

Les jardinières, par groupes de trois, sont déclinées autour des thèmes saveur, senteur et fleur.

 

Les enfants ont été mis à contribution pour embellir le projet.

Nicolas Michel.

A La Crêpe Rit, quand la Bretagne s’invite à Marmande

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Sa gouaille est maintenant bien connue des habitués. Homme de caractère, Jean-Luc ROUSSEAU tient depuis septembre 2015 avec Nadine, sa discrète épouse, un restaurant qui ne manque pas non plus de personnalité. Entièrement décorée aux couleurs de la Bretagne, « A La Crêpe Rit » se veut une bulle chaleureuse, où passer un moment agréable dans la bonne humeur.

La barre à cidres a fière allure sur le comptoir.

Quand la traditionnelle andouille de Guémené rencontre notre bon vieux magret et les fameuses tomates de Marmande ! La carte du restaurant est comme un pont jeté entre les rivages bretons et les terres du Sud-Ouest. Avec pour trait d’union une recherche constante aussi bien du goût que de l’authenticité. « Vous ne trouverez pas de congélateurs. Nos produits sont frais », insiste Jean-Luc. « Nous faisons appel à des fournisseurs du coin. Les farines, par exemple, sont bio et proviennent de chez Michel et Cathy Artisié à Pujols. Même nos menus sont imprimés à Marmande », ajoute-t-il dans un éclat de rire. Ici, le café est servi avec une galette pur beurre de la région de Carnac ou un pruneau fourré aux accents gascons. Le cidre est privilégié aux vins. « Nous sommes d’ailleurs la seule crêperie en Lot-Et-Garonne à servir le cidre à la pression ».

SOUS LE CHARME DE LA RUE LABAT

Jean-Luc et Nadine n’en sont pas à leur galop d’essai, puisqu’ils tenaient déjà une crêperie à Aiguillon. Alors qu’ils envisageaient de déménager leur activité à Agen, un couple d’amis restaurateurs leur propose DSC_0016de reprendre le local anciennement de La Canarderie à Marmande. « Agen aurait été beaucoup plus impersonnel, il y a tellement de restaurants », constate Jean-Luc. « On s’imprègne plus facilement de Marmande, qui est une ville de caractère à laquelle on ne peut pas rester insensible ». Difficile en effet de ne pas s’extasier devant la très typique rue Labat, dans laquelle se trouve « A La Crêpe Rit ». « C’est la plus ancienne rue de Marmande, avec de magnifiques maisons à colombages. On est sous le charme quand on s’y promène. Lorsque nous sommes arrivés, nous avons aussitôt reverni notre façade, installé des LED autour des fenêtres et des spots, pour mettre en valeur la devanture ».

Une salle intérieure accueillante et pittoresque de 35 couverts, décorée sur le thème de la mer.

SOURIRE DU LOT-ET-GARONNE

Jean-Luc attend de pied ferme l’arrivée de la belle saison. « Début novembre, le changement de sens de circulation et les attentats ne nous ont pas fait du bien. L’activité est ralentie depuis. Pour cet été, je mise beaucoup sur notre terrasse. Vous aurez douze tables joliment décorées comme on sait le faire. Nous avons par ailleurs renouvelé notre carte, avec plein de nouvelles galettes et crêpes. Vous trouverez aussi des nouveautés au niveau de nos coupes de glaces digestives ». La philosophie du lieu contribue à marquer la différence. « Nous faisons tout pour que les gens prennent plaisir à venir. C’est pourquoi nous avons voulu faire de « A La Crêpe Rit » un cocon. On a cherché à donner un cachet à l’établissement. Tout est personnalisé, jusqu’aux présentoirs décorés des menus. Notre but est que les clients se sentent bien, qu’ils passent un bon moment ». Une démarche visiblement réussie puisque l’établissement a reçu le label Sourire du Lot-Et-Garonne.

Pour réserver, appelez le 05 53 64 68 28.

Retrouvez « A La Crêpe Rit » sur Facebook.

Nicolas Michel.