La Déco de M, pour le plaisir des yeux

M pour Maïté, qui a ouvert dans la rue Abel Boyé le 6 novembre 2018 sa boutique de décoration où il est plaisant de venir chiner.

Maïté souhaite partager dans sa boutique ses goûts en matière de décoration.

« Vous en avez de jolies choses », s’exclame une cliente, venue en ce jour d’inauguration découvrir de quel bois était fait ce nouveau magasin en centre-ville.

« La Déco de M » cultive une originalité certaine et ses couleurs chaudes en font un lieu accueillant. À la tête de la boutique, Maïté a l’impression de réaliser un vieux rêve. Cette Marmandaise d’origine a été aide-soignante, éducatrice et possède toujours aujourd’hui une petite société de transport. Le cap de la cinquantaine passé, elle a ressenti le besoin de se réinventer à travers l’une de ses grandes passions, la décoration d’intérieur, qui représente pour elle « le bien-être, une manière de vivre dans le beau, pour le plaisir de l’oeil ».

Objets stylés

Le déclic s’est produit lorsqu’elle a visité le salon parisien « Maison & Objet » d’où elle a ramené quantité d’articles pour sa future boutique. D’élégantes fleurs en fer forgé. Des cadres géants représentant des cartes à jouer à base de collages superposés. Des cache revues artisanaux… Les propres goûts de Maïté se retrouvent sur les étagères. « J’aime les matières comme le bois, le fer, le cuir… Je ne me limite pas non plus à un style ». La boutique nous fait évoluer dans différents univers, moderne, rétro, cocooning et même shabby chic, cette tendance bohème et vintage de plus en plus à la mode.

Un espace ouvert et chaleureux.

Après avoir hésité sur l’emplacement, Maïté a arrêté son choix sur la rue Abel Boyé. « Je voulais m’installer dans un endroit passant ». Face à la Place Clemenceau et à la mairie, le local a su la séduire avec ses 80m2, ses deux vitrines et sa cave permettant le stockage. « Je suis confiante même si je sais qu’il y aura des hauts et des bas comme pour tous les commerces à l’heure actuelle », confie-t-elle. En tout cas, la curiosité suscitée par son magasin ainsi que les premiers retours positifs sont là pour l’encourager.

Nicolas Michel

23, rue Abel Boyé.

Ouvert de 9h30 à 12h et de 14h à 19h du mardi au samedi.

06.60.19.54.41.

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Françoise Gonthier expose sa créativité dans les commerces

Depuis qu’elle a peint les tomates grimpantes sur l’affiche 2017 de Marmande en Fête puis exposé à la médiathèque, Françoise Gonthier a acquis une reconnaissance artistique qui lui vaut de multiplier les projets. Elle a déposé dans divers commerces quelques-unes de ses oeuvres sur le thème de la femme, en lien avec la journée du 8 mars consacrée aux droits féminins.

Françoise Gonthier (à droite) présente le tableau qu’elle expose dans la boutique de Dominique, Côté Cuir dans la rue Charles de Gaulle

Tableaux, bustes et disques vinyles peints dans un style aussi original que chatoyant : plusieurs magasins marmandais offrent à leur clientèle pendant quelques jours une plus-value artistique loin de passer inaperçue.

L’idée a été initiée par Marielle qui tient les boutiques Etam rue Charles de Gaulle. « Elle est fan de mes oeuvres », explique Françoise. « Un jour, elle m’a proposé d’installer chez les commerçants le désirant des créations en rapport avec la femme et l’exposition Bulle Dame que j’avais faite à Marmande ». Une initiative « pour faire du bien, pour faire plaisir », comme Françoise la décrit, elle qui accorde une grande importance à la notion de partage. « Si cela peut amener un peu de gaieté et permettre de se dire qu’il y a des artistes à Marmande. D’ailleurs, si le maire pouvait nous ouvrir un lieu de création », lance-t-elle avec le sourire…

Buste peint, visible dans la boutique Le Phare de la Baleine, rue Léopold Faye.
Disques vinyles que vous trouverez dans le magasin L’Envers du Décor de la rue Abel Boyé.
Collage en triptyque que vous pourrez voir au Planet Coffee Shop de la rue Toupinerie.

Pour admirer les oeuvres de Françoise, rendez-vous dans les boutiques suivantes :

– Aviva (rue du Fougard)

– Choux Wasabi (rue Léopold Faye)

– CIC (Place Georges Clemenceau)

– Côté Cuir (rue Charles de Gaulle)

– La cordonnerie de la rue de la République

– L’Envers du Décor (rue Abel Boyé)

– Etam lingerie et habillement (rue Charles de Gaulle)

– Institut Ambre (rue de la Libération)

– Lingerie Veronique (rue de la République)

– Le Phare de la Baleine (rue Léopold Faye)

– Planet Coffee Shop (rue Toupinerie)

– Tabac Le Fougard (rue du Fougard)

– Tout Naturellement (rue de la Filhole)

Nicolas Michel.

Atelier Philippe S, des bijoux de caractère

Philippe Segalas porte un nom de famille qui n’est certainement pas inconnu des Marmandais. Son père a en effet fondé la bijouterie de la Rue Charles de Gaulle. Installé à son compte Place du Marché depuis maintenant neuf ans, Philippe non seulement répare vos bijoux mais crée aussi des pièces incroyablement inspirées.

Philippe, concentré, est à l’ouvrage dans son atelier de la Place du Marché sous les arcades.
Un silex vieux de 300 000 ans utilisé par Philippe.

Parmi les qualités que l’on s’attend à trouver chez un bijoutier, il en est une à laquelle on ne pense pas forcément, alors que Philippe y est très attaché : l’imagination. Et visiblement, notre artisan n’en manque pas ! Il suffit de feuilleter les albums photos de ses créations pour s’en rendre compte aussitôt. On reste admiratif par exemple devant une bague surmontée d’une tête de cheval, aux détails impressionnants. Une autre prend la forme originale d’une tour de château fort, garnie d’une pierre de lune. Ici, un fragment de météorite a été monté en pendentif. Là, un silex a été taillé en coeur. « J’essaie toujours de me démarquer », explique Philippe. « Mes fabrications prennent des formes spéciales et sont réalisées avec des pierres peu communes. Mon but est de créer à chaque fois un bijou unique, qui possède une âme. Mes créations originales sont uniquement en argent. Pour les commandes des clients, ils viennent avec une photo ou un croquis de ce qu’ils veulent et je travaille avec l’or qu’ils m’apportent. Ainsi ils ne paient que la façon. S’ils n’ont pas d’or, je le fournis bien sûr. Mais je n’en stocke pas au magasin ».

L’ECOLE DE LA MINUTIE

Philippe a toujours su qu’il voulait exercer ce beau métier. « Avec mon père horloger, je suis né aux rythmes et aux sons des coucous, des carillons et des comtoises ». Enfant, sa passion pour les maquettes et les modèles réduits lui a montré la voie de la patience et de la précision. Formé à la fin des années 1970 à l’école des métiers d’art bijouterie-joaillerie de Valence dans la Drôme, il a ensuite trouvé une place d’apprenti à Agen, avant de travailler finalement avec son père, qui a monté le premier atelier de bijouterie à Marmande. Une ville que Philippe aime profondément. « J’y suis né. J’ai passé quasiment toute ma vie au Canton ». Et d’ajouter : « Je suis très attaché au quartier du marché. C’est un endroit magnifique, chargé d’histoire, et qui malheureusement souffre beaucoup. Le projet de rénovation de la municipalité est beau sur le papier, mais il faut attendre de voir le résultat ».

LA TRANSMISSION DE LA MEMOIRE

Que les bijoux traversent les générations : voilà ce qui touche Philippe par-dessus tout dans son activité ! « Des gens m’apportent les bijoux de leurs aïeuls, qui ont une grande valeur sentimentale, pour qu’ils retrouvent leur état d’origine. Certains préfèrent que je les mette au goût du jour, que je leur donne une seconde vie. C’est émouvant pour moi de me dire que je vais remettre en état des pièces qui ont été fabriquées dans les années 1800 et 1900, et que le bijou est toujours là en 2016 ». Ainsi a-t-il conscience qu’à travers les héritages de famille, les personnes lui confient un peu de leur vie. Là réside finalement la poésie d’un artisanat qui se doit lui aussi de perdurer à Marmande…

Contactez l’atelier Philippe S. au 05 53 88 77 90.

Retrouvez aussi les créations de Philippe sur sa page Facebook.

Nicolas Michel.