INKcarnation, le tatouage comme un Art

Rencontre pleine de piquant avec Julie et Sébastien, un couple haut en couleur qui associe le tatouage et le piercing dans son salon INKcarnation sur la Place du Marché.

Une déco hétéroclite pour un effet cosy.

Autrefois marginalisé, associé aux marins et aux prostituées, le tatouage est devenu aujourd’hui un véritable phénomène de société, démocratisé dans nombre de séries (« Prison Break », « Blindspot »…) et d’émissions de téléréalité. Signe distinctif ou marque d’affection envers un être cher, il touche toutes les tranches d’âge et catégories socioprofessionnelles. « Avant, le tatouage était ancré dans une culture très underground », explique Julie. « Les boutiques comme la nôtre se situaient souvent au fond des rues car les gens n’avaient pas forcément envie que l’on sache qu’ils venaient se faire tatouer ». Ces échoppes n’ont plus de raison de se cacher deco-asiatique-du-salon-ink-carnationdésormais et INKcarnation a pignon sur rue. Comme le souligne Julie : « Il existe même des chaînes de tatouage maintenant, comme il y a des chaînes de coiffure, avec un côté un peu clinique. Nous ne voulions surtout pas de ça pour notre salon. Nous mettons en avant un espace de travail chaleureux, de type petit boudoir. On l’a décoré de façon vintage, un peu kitsch. On y a intégré beaucoup de souvenirs de nos voyages aussi. Nous aimons tout particulièrement l’Asie ».

Un exemple de motifs symétriques réalisés par INKcarnation.
Un dessin très old school !

DES MANDALAS TENDANCE

L’Asie, justement, a le vent en poupe en matière de tatouages. « La tendance actuelle tourne autour de motifs venus d’Inde, comme des mandalas, tout en symétrie. Le dotwork, un travail au point à point, est très à la mode aussi. Certaines choses restent intemporelles : tout ce qui est japonais par exemple ou ce que l’on appelle le old school, regroupant des motifs hérités des marins tels que le poignard, la rose, l’ancre, la sirène… Vous avez également le néo-traditionnel, une version plus moderne, revisitée, du old school ». Quant aux piercings, le septum (entre les narines) s’inscrit dans l’air du temps. « Beaucoup de stars le font et les gamines veulent leur ressembler », constate Julie, qui précise que les mineurs représentent 70% de sa clientèle.

ARTISTES… ET PSYCHOLOGUES !

Si, depuis neuf ans qu’existe INKcarnation, Julie et Sébastien ont su apporter la preuve de leur sérieux et de leur savoir-faire, il est une qualité qu’ils tiennent à souligner. « Avant tout, nous sommes des artistes. Nous sommes animés par notre passion. Nos clients nous aiment pour ça ». La relation de confiance 14370188_1299335853412630_8475937740223204558_nentre la personne et son tatoueur demeure primordiale. Car il ne s’agit pas d’un acte anodin, il s’inscrit dans la peau. « Nous discutons beaucoup avec nos clients », fait remarquer Julie. « Si un jeune vient parce qu’il veut le prénom de sa copine sur la nuque, on va d’abord lui expliquer qu’il a choisi un endroit du corps exposé et qu’il ne va peut-être pas rester toute sa vie avec elle. Notre rôle, c’est aussi de nous montrer psychologues avec les gens. On ne va pas faire n’importe quoi avec eux, on va les aiguiller ». Sans mauvais jeu de mot, Julie !

Retrouvez en photos sur Facebook toutes les oeuvres de INKcarnation.

Nicolas Michel

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