Les Jardins de Beauchamp, extraordinaire Nature !

La Jardinerie Jay, rue des Isserts, abrite un vaste espace conçu comme une promenade fléchée à travers différentes ambiances végétales toutes plus superbes les unes que les autres. Commencés en 1999, les Jardins de Beauchamp ont ouvert au public en septembre 2006. Leur créateur, Alain Jay, nous raconte au cours de quelques haltes choisies l’histoire de cet éden marmandais, à voir et à revoir au gré des saisons.

« De nombreuses fermes autrefois dans la Vallée de la Garonne possédaient des séchoirs à tabac. Je trouvais dommage que l’on en démolisse beaucoup. Cela se produit moins maintenant car ils servent pour les gîtes. Mais à l’époque, je voulais montrer qu’en coupant un séchoir à une certaine hauteur, on pouvait en faire un très beau patio avec un jardin ».

 

« Nous avons à cet endroit assemblé deux pontons de façon à créer cette passerelle au-dessus des nénuphars et des lotus. Les gens peuvent ainsi s’arrêter un moment au milieu du plan d’eau, s’asseoir à l’ombre et profiter de la beauté du cadre. Il y a un fort joli point de vue tout autour, surtout quand les lotus sont fleuris. C’est aussi un endroit zen »…

 

« La construction dominant le jardin anglais est née d’un goût personnel. A chaque fois que je me rendais en Dordogne, je trouvais les pigeonniers magnifiques. J’ai pris des photos et on en a reproduit un ici. On trouvait qu’il s’insérait bien dans ce jardin, d’inspiration anglaise par ses massifs, que l’on va repenser cette année car la végétation a poussé depuis dix ans ».

 

« Comme le reste des Jardins de Beauchamp, le tracé et la réalisation du labyrinthe ont été faits par mon fils Sébastien, un ouvrier et moi-même. On a travaillé dessus pendant plusieurs années à temps perdu, quand nous n’étions pas accaparés par la jardinerie. Le labyrinthe a connu une mésaventure. Suite à une année très pluvieuse, nous avons dû recommencer les plantations car nous avons eu beaucoup de pertes. Il a fallu prendre des arbres directement à bonne hauteur car nous ne pouvions pas attendre qu’ils repoussent, ce qui a eu un coût évidemment ».

Perdu dans le labyrinthe ? Ne vous inquiétez pas : au prix de quelques minutes, la sortie est à portée de main…

 

« Le jardin à la française est plutôt ce que l’on a coutume d’appeler un jardin de curé, où l’on mélange des carrés de légumes, de plantes vivaces et de fleurs annuelles. La roseraie à l’entrée se présente sous forme d’arcades. On réfléchit actuellement à modifier cette partie du parc ».

 

« A l’origine, l’idée d’implanter une piscine dans le jardin Côte d’Azur revient à un ami à moi, M. Dusseaux, qui possédait les piscines Swindo à Sainte-Bazeille. Hélas, il ne l’a pas vue achevée car il est décédé avant. Je l’ai terminée quand même pour lui rendre hommage. Mais la baignade n’est pas autorisée car elle n’est pas surveillée. La végétation autour est évidemment méditerranéenne afin de rester dans le thème : oliviers, pins, mimosas »…

 

« Le dernier jardin que vous traversez dans le sens de la visite, l’Oasis, ne regroupe pas de plantes tropicales trop fragiles. Déjà, en 2012, où il a fait -17° et où nous avons eu plusieurs jours de neige, nous avons connu des problèmes avec certains palmiers qui faisaient 4 à 6 mètres de haut et qui ne sont malheureusement plus là. On a donc choisi des variétés qui tiennent dans la région : des palmiers résistants, mais aussi des bananiers, pittosporums, lauriers rose, cyprès, cycas…

L’Oasis des Jardins de Beauchamp.

Quand j’ai ouvert ma première jardinerie en 1985, il n’existait seulement que quelques professionnels. Puis les chaînes de magasins ont commencé à arriver, les grandes surfaces se sont mises à vendre des plantes. Fallait-il déménager, s’installer à un de ces ronds-points en périphérie comme tout le monde ? Nous avons préféré ne pas partir ailleurs et ouvrir nos jardins à thèmes. Les visiteurs voient que nous sommes des professionnels, que nous savons mettre en valeur les plantes, et cela peut donner des idées aux gens pour leur propre jardin ».

Et au milieu coule une rivière… Jardin d’inspiration toscane. Un thème parmi tant d’autres.

Jardins de Beauchamp. Entrée : 6 euros.

Dimanche * et lundi : 14h00 / 18h30

Du mardi au samedi : 9h00 / 12h00 – 14h00 / 18h30

* Fermés les dimanches en juillet et en août

Propos recueillis par Nicolas Michel.

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Cultivons notre jardin littéraire !

Après une édition 2016 inaugurale qui avait conquis les visiteurs, le salon « Lire au Jardin » – dont l’affiche pleine d’humour est signée Loïc Riva –  investit à nouveau le week-end des 10 et 11 juin les magnifiques espaces de la « Jardinerie Jay ». Avec la présence attendue de près de trente auteurs, le programme s’annonce varié et attrayant, comme nous l’explique l’un des organisateurs, Antoine Le Chevallier, de la librairie « Libellule ».

Quel bilan avez-vous tiré du lancement de ce salon l’année dernière ?

Hubert Ben Kemoun

La première édition avait été préparée très rapidement. Du coup, nous n’étions pas complètement conformes à notre ambition de départ, à savoir un salon généraliste sur le modèle de ce que nous faisons à Fourques avec « La BD est dans le Pré ». Cette année, nous allons franchir une étape. Nous allons nous appuyer sur un travail au niveau des écoles et des bibliothèques, ce qui me semble indispensable pour ce genre d’événement. Nous aurons la venue d’un très grand auteur jeunesse, Hubert Ben Kemoun, qui va se rendre les jours précédant le salon dans des classes à Couthures-sur-Garonne, Calonges, Sainte-Marthe, Herriot. C’est déjà une grande satisfaction. Nous avons développé un partenariat avec le festival concomitant « Saveurs des Mots » à Meilhan. Nous avons créé des passerelles entre les deux manifestations. Par exemple, le samedi 10 juin, je vais emmener les auteurs qui auront été présents dans la journée à « Lire au Jardin » aux concerts du samedi soir à Meilhan. Nos manifestations sont parfaitement complémentaires et je me réjouis des liens qui existent entre nous. Nous sommes encore un petit salon. Mais nous progressons petit à petit.

Quel rôle aimeriez-vous que joue votre salon ? 

Vous savez, je serais heureux s’il pouvait contribuer à remettre les livres au coeur de la culture. Le livre s’adresse à tous les publics, vous pouvez l’emporter partout avec vous. On est beaucoup plus proche de l’écrit au quotidien qu’on ne le pense ! C’est capital pour moi de défendre l’importance de la place du livre dans le domaine culturel de notre territoire.

Avez-vous un parrain pour l’édition 2017 ?

Pierre Bordage, qui est l’un des plus grands auteurs français de science-fiction, avait parrainé notre lancement. Nous sommes très contents et fiers qu’il ait accepté cette année encore d’être notre parrain. C’est quelqu’un d’adorable.

Les Jardins de Beauchamp dans la Jardinerie Jay : un sublime cadre paisible.

A quoi peuvent s’attendre les visiteurs qui se rendront au salon ?

Nous aurons vingt-huit auteurs de tous genres, jeunesse, roman du terroir et historique, policier, essai, fantastique… La thématique reste la même que celle de « La BD est dans le Pré » : paysages, Nature et terroir. Pour en parler, nous prenons place dans un endroit absolument idyllique, comme l’an dernier : la « Jardinerie Jay ». J’en profite pour les remercier à nouveau de nous accueillir encore gracieusement, sous couvert d’une de leurs magnifiques verrières. De nombreux auteurs locaux et Aquitains seront présents. La littérature jeunesse sera bien représentée, pour tous les âges, y compris les jeunes adultes… On se lance aussi dans une visite musicale des Jardins de Beauchamp avec une violoniste. C’est une raison supplémentaire de vous déplacer ce week-end des 10 et 11 juin, pour rencontrer énormément d’écrivains différents mais aussi visiter ces lieux magnifiques situés dans l’enceinte de la « Jardinerie Jay »…

Propos recueillis par Nicolas Michel.