Les idées de cadeaux de Noël de vos commerçants

Le blog vous emmène dans Marmande à la recherche d’idées pour vos achats de Noël. Pour cette fin d’année 2016, l’itinéraire choisi nous conduit de la Rue de la Libération à la Place du Marché, en passant par la Rue de la République.

DOMINO (65, Rue de la Libération)

Bienvenue dans le temple des jouets traditionnels en bois et en métal, tenu par Brigitte et sa famille. Parmi les innombrables présents à offrir, Domino vous propose une caisse à outils pour les petits mécanos en herbe ainsi qu’une dinette avec four et service à thé. Les bambins pourront par ailleurs éveiller leurs sens avec un cube d’activités ou s’élancer sur leur premier porteur à l’allure plaisamment rétro.

le Nain Jaune, un classique des jeux de société apparu en Lorraine au XVIIIe siècle.

img_0344De leur côté, les parents retrouveront peut-être un de leurs plaisirs d’enfance avec un Nain Jaune joliment ouvragé. A moins qu’ils ne préfèrent un Billard Bordelais, où il convient de guider les billes vers les trous rapportant le plus de points. Jeu de l’oie, d’échecs ou de dames, Petits Chevaux : vous trouverez ainsi chez Domino tous les jeux de société incontournables.

STUDIO PHOTOJENNY (62, Rue de la Libération)

Pour les fêtes, Studio PhotoJenny vous propose deux promotions. D’une part, la séance premium d’une durée de 30 minutes passe de 150€ à 125€. Le résultat vous sera remis sous la forme de dix tirages 15x20cm dans un album simili cuir haute gamme et un Cd comportant toutes les images. D’autre part, si vous achetez un cadre ou un pêle-mêle, les tirages pour les garnir vous sont offerts (jusqu’à 20x30cm). Profitez-en avant le 10 décembre inclus.

LIBRAIRIE LIBELLULE (30, Rue de la Libération)

Le samedi 03 décembre de 14h00 à 17h30, le photographe Christian Prêleur sera présent au magasin pour dédicacer son livre Le Lot-et-Garonne prend la pose, sorti aux éditions Arphivolis. L’occasion d’offrir un exemplaire dédicacé de ce superbe ouvrage, qui célèbre en noir-et-blanc toutes les beautés de notre département.

Autre idée cadeau qui ne manque assurément pas de charme : le village miniature des santons de Provence. « Les santons sont faits en argile, peints à la main avec des détails minutieux », précise Véronique, qui tient la librairie avec son mari Antoine. « Vous retrouvez tous les personnages traditionnels : le meunier avec son moulin et son âne, la porteuse d’eau, la lavandière ». Des éléments de décor complètent la scène (pigeonnier, moulin, bergerie, murets, mare). « Beaucoup de gens commencent par acheter la Sainte Famille puis complètent le tableau année après année ».

NOUVEL’HAIR COIFFURE (30, Rue de la Libération)

Perrine (à gauche) et son apprentie vous présentent les paquets « voyage » de la marque Terre de Couleur.

A mettre au pied du sapin cette année : la trousse spéciale barbe de la marque Défi pour Homme ou des paquets tout prêts de la gamme Terre de Couleur contenant des produits au format voyage 100% naturels. Vous avez également la possibilité d’offrir un chèque cadeau permettant à l’heureux bénéficiaire de profiter notamment des services premium du salon, de nouveaux rituels et soins personnalisés de vingt minutes à une demi-heure effectués en cabine bien-être avec lumière tamisée, parfum et musique d’ambiance.

Par ailleurs, le samedi 17 décembre, chaque enfant est invité à rencontrer le Père Noël au magasin, tandis que les parents se verront offrir un bon de réduction d’une validité de trois mois.

Faisons maintenant une pause gourmande au 35, Rue de la Libération chez la bien connue Pâtisserie Lancuentre car, après tout, chocolats et autres marrons glacés restent indissociables de Noël…

CANLER (6, Rue de la Libération)

canler-marmandeEn matière de vêtements pour hommes, le cadeau à faire se trouve chez Canler. Pour une tenue de jour comme de nuit, vous pouvez vous habiller de pied en cap dans cette élégante boutique, où les marques sont mises en valeur. A gauche sur la photo : chemise et écharpe Jean Chatel, parka Peter Cofox, pantalon Bruno Saint Hilaire. A droite : pyjama et robe de chambre assortie Massana. Sous-vêtements (Hom) et chaussettes (Burlington) peuvent venir compléter l’offre par exemple.

En coffret cadeau, les chaussettes Burlington et leur fameux poinçon : classe et indémodable !

LA FONTAINE BIO (56, Rue de la République)

Le magasin a rentré pour les fêtes une nouvelle collection de soins entièrement biologiques, de la marque Peau de Fleurs : crème jour anti-âge, lotion tonique visage, crème nuit régénérante… Responsables jusque dans leurs emballages, en carton recyclé.

Le produit phare de La Fontaine Bio reste la lampe de sel. « J’en vends depuis 17 ans et elle a toujours autant de succès grâce à sa couleur, son prix raisonnable », se réjouit Miki, la responsable. « Elle détend par sa lumière chaude, relaxante, qui rappelle un peu le feu de cheminée. Elle donne une ambiance cocooning. Vous avez en complément un bougeoir et un diffuseur d’arôme. Pour faire Noël, je vous conseille la cannelle ».

ATELIER PHILIPPE S (Place du Marché)

atelier-philippe-s-a-marmandeAprès les hommes chez Canler, honneur aux dames ! Monsieur, vous cherchez à ravir votre bien-aimée avec un bijou pas comme les autres ? Philippe détient la solution idéale. « En général, une pierre sur un pendentif reste fixe », explique-t-il. « Avec ces nouveaux bijoux en argent, oxyde de zirconium, la pierre est mobile et bouge en même temps que vous, donnant sous la lumière un effet scintillant magnifique. C’est unique à Marmande. Vous pouvez assortir le pendentif avec une bague et des boucles d’oreille ».

LE COMIC BOOK STORE (Place du Marché)

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Vous cherchez cette fois à faire plaisir à quelqu’un qui aime les comics ? Mickaël a sélectionné pour vous les Anthologies DC : des recueils de plusieurs aventures centrés sur un super-héros en commençant toujours par la toute première éditée – par exemple, celle de Superman remonte à 1938. « Les histoires avancent à travers le temps et permettent de voir l’évolution de tel ou tel héros en fonction des différents auteurs, des époques », précise Mickaël. « Vous pouvez ainsi approfondir votre connaissance des personnages. Il existe aussi une anthologie des super-vilains autour de Lex Luthor, le Joker et autres ».

Pour gâter un fan de Star Wars, ne cherchez pas plus loin ! Le Comic Book Store dispose d’un vaste choix de produits : des bandes dessinées à foison évidemment, mais aussi des lithographies en édition limitée, des tee-shirts, des figurines, des mugs et même un amusant coquetier à l’image du petit robot BB8. Mickaël a tenu à mettre en avant deux livres qui se distinguent par leur originalité : Le Manuel du Jedi et Le Livre des Sith. « Ils sont présentés comme des journaux intimes écrits par nos personnages préférés et qui seraient passés de main en main. On trouve dans les marges des notes personnelles de Yoda, Luke Skywalker, Dark Vador… C’est une plongée très personnelle dans l’univers de Star Wars ».

Pour un collectionneur de figurines Funko Pop, vous trouverez forcément votre bonheur au Comic Book Store. Des pièces rares sont même proposées.

LE GANG DE LA CLEF A MOLETTE (Place du Marché)

Libraires passionnés, Anne et Xavier ont porté leur choix sur le coffret de La Pléiade consacré à Jack London. « Il permet de relire toute son oeuvre dans de nouvelles traductions », précise Anne. « Cet auteur est un merveilleux raconteur d’histoires, son nom est synonyme d’Aventure. Il a posé des questions sur la société de son temps, qui sont toujours d’actualité. Il a gardé sa modernité et ses textes sont d’une force incroyable ».

Au rayon bande dessinée adulte, Le Gang de la Clef à Molette vous recommande Etunwan de Thierry Murat, l’histoire d’un photographe au XIXème siècle qui suit une mission dans l’Ouest américain et se prend de passion pour les Indiens qu’il rencontre. Une histoire « poignante », comme la qualifie Anne. « L’album se révèle d’une grande richesse », ajoute-t-elle. « Les planches de Thierry Murat sont de vraies oeuvres d’art. Il se réapproprie toutes les possibilités qu’offre la bande dessinée, de même que son personnage explore chaque opportunité de la photographie à son époque ».

Pour les enfants à partir de 5 ans, Xavier recommande un album d’Anne Brouillard intitulé La Grande Forêt – Le Pays des Chintiens édité chez Pastel. « Un mélange de récit illustré et de bande dessinée pour la jeunesse dans un étonnant pays inventé de toutes pièces, avec de vraies cartes détaillées. Les personnages sont dessinés tout en légèreté et les paysages sont magnifiques. Les enfants adorent parce que ça parle à leur imaginaire ».

TOUT NATURELLEMENT (1, Rue de la Filhole)

Les diffuseurs d’huiles essentielles constituent toujours un cadeau plaisant. Le magasin en propose de toutes sortes.

Le bio et le bien-être guident vos choix de cadeaux ? Danielle et sa fille, Virginie, ont dressé tout spécialement une table sur laquelle vous n’aurez plus qu’à piocher parmi les nombreux coffrets de soins Melvita pour le corps et le visage sur des thèmes aromatiques différents : rose, huile d’argan, Or Bio (qui combine plusieurs huiles précieuses)… Vous pourrez opter pour des petites trousses contenant des assortiments de produits ou de jolies boules façon Noël, garnies elles aussi d’échantillons.

Nicolas Michel.

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La renaissance heureuse du tabac-presse La Civette

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Sur la Route de Bordeaux, le pôle qui accueille déjà la boulangerie « Le Fournil Gascon » et la poissonnerie « Ô Banc de Sardines » gagne un atout supplémentaire avec l’ouverture du tabac-presse « La Civette », anciennement situé Rue de la Libération. Alexandra et Béatrice, deux soeurs complices, ainsi que Sarah, la fille de Béatrice, ne cachent pas leur satisfaction de voir leur nouveau local tout pimpant prendre enfin vie après quelques mésaventures…

De gauche à droite : Alexandra, Sarah et Béatrice, toutes à leur bonheur de voir leur commerce enfin ouvert.

Ce qui frappe en premier lieu, une fois passé le seuil, c’est l’impression de volume qu’offre le nouveau magasin. « Par rapport à notre ancien local, nous avons gagné cinq fois en espace de vente », se réjouit Alexandra. « Nous avons pu du coup développer le rayon librairie en partenariat avec Libellule, la carterie. Nous allons avoir en plus le PMU, une cave à cigares… Ce que j’aime dans notre boutique, c’est que vous ne voyez pas que la partie tabac en entrant mais aussi tous les à-côtés ». 

Le projet d’installation remonte à plus d’un an. « L’opportunité s’est présentée quand on nous a proposé cet emplacement », raconte Béatrice, insistant par ailleurs sur l’avantage certain que représente le grand parking gratuit de la zone. « Entre-temps, l’accès de la tabac-presse-la-civette-a-marmandeRue de la Libération vers Tonneins a été bloqué », poursuit Alexandra. « Cela n’a pas du tout arrangé notre commerce. Il était temps que nous partions ». Mais le chemin a été semé d’embûches jusqu’à l’inauguration. En cause, le faux plafond qui s’est écroulé, entraînant des mois perdus en expertises et en procédures. « Avec bonheur, on a constaté que ni le sol ni les meubles n’avaient été abîmés », souffle Alexandra. « On a eu moins de frais que prévu ».

La clientèle se montre visiblement ravie. « C’est grand, c’est beau », entend-on dire par une dame tournant sur elle-même pour jauger les lieux. « Nous avons des clients formidables », se réjouit Alexandra. « Ils ont suivi toute notre histoire, les rebondissements, nos peines et nos espoirs. Ils sont vraiment contents pour nous aujourd’hui ». Un monsieur âgé cherche son journal de turf. Depuis la caisse, Sarah lui indique l’emplacement où le trouver. Il est temps pour nous de nous éclipser afin de laisser notre trio de choc aider les familiers à prendre leurs nouvelles habitudes…

Nicolas Michel.

Salon du Chocolat, édition 2016

numeriserPour sa 9ème saison, le Salon du Chocolat de Marmande a de nouveau tenu ses délicieuses promesses ; les gourmands ne me contrediront certainement pas !

Impossible d’imaginer le Salon du Chocolat de Marmande sans la présence de la bien connue Pâtisserie Lancuentre de la Rue de la Libération !

 

Les boutiques marmandaises étaient également représentées par le magasin Leonidas de la Rue Toupinerie.

 

Nos voisins de Duras, la maison Guinguet, n’avait pas manqué de faire le déplacement.

 

Les fameuses langues de chat au chocolat de la maison Guinguet, diversement aromatisées.

 

La chocolaterie Brossard de La Réole avait amené quant à elle ses appétissantes Pommes d’Amour et ses chocolats du monde entier.

 

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Même le Pays basque et ses spécialités s’étaient donnés rendez-vous au Salon…

 

Qui a dit que chiens et chats n’étaient pas capables de s’entendre ?!

 

Acheter des plaques de chocolat en vrac aux différents parfums, même les plus surprenants parfois, demeure l’un des grands plaisirs de ce Salon.

 

Les fontaines à chocolat, avec des morceaux de fruits à tremper dedans, ont tourné à plein régime.

 

Créations pleine d’originalité de la chocolaterie La Grange aux Truffes de Padirac, qui s’est aussi distinguée par… ses zizis en chocolat !

 

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Après les deux têtes de cheval de l’année dernière, le premier prix de la tombola organisée par le Kiwanis Club de Marmande consistait cette fois en une superbe corne d’abondance de 8 kilos.

Nicolas Michel.

La Cité de la Formation retrouve son restaurant d’application

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Lundi 7 novembre 2016. Un jour d’effervescence comme un autre à la Cité de la Formation de Marmande ? Pas tout à fait ! Après quatre années de fermeture, le Restaurant d’Application accueille ses premiers convives – dont le maire Daniel Benquet. D’une capacité de 24 couverts, ce formidable outil pédagogique permet à des stagiaires de s’exercer en conditions réelles dans le but d’obtenir leur Titre Professionnel de cuisinier ou de serveur. Le directeur de la Cité de la Formation, Laurent Combes, a accepté de nous raconter les coulisses de cette belle résurrection.

L’accueillante salle du Restaurant d’Application, décorée par des tableaux de Bernadette Serbat.
Laurent Combes dans la grande cour intérieure de la Cité de la Formation.

Pourquoi le Restaurant d’Application avait-il fermé en 2012 ?

L’hôtellerie-restauration compte parmi les filières historiques de notre établissement. Pendant une vingtaine d’années, nous avons accueilli des stagiaires en cuisine et en service. Ces actions de formation nous étaient achetées par la région dans le cadre d’un appel d’offres. En 2012, nous avons malheureusement perdu le marché. La formation est partie sur Agen, ce qui a entraîné la fermeture du Restaurant d’Application. Ce plateau technique a seulement servi ces dernières années pour des prestations proposées aux Marmandais, des ateliers cuisine destinés aux particuliers, aux jeunes le mercredi après-midi… Finalement, nous avons récupéré le marché l’année dernière en partenariat avec l’AFPA de Foulayronnes et le GRETA Val de Garonne.

Comment les choses se sont-elles mises en place ensuite ?

La première étape a consisté à faire connaître la renaissance de cette formation, recruter des candidats, puis définir un calendrier en alternance, en tenant compte des périodes pendant lesquelles nos stagiaires seront en activité dans les restaurants qui les accueilleront. Dans le montage de ce calendrier, nous avons identifié des périodes d’ouverture de notre restaurant d’application. Ces dates sont indiquées sur notre site internet, où vous trouverez aussi le numéro de téléphone pour réserver et les menus du jour (http://www.citedelaformation.fr/index.php/les-infrastructures/restaurant-d-application).

Sandrine, la formatrice cuisine (en noir), entourée de ses stagiaires.

Que pouvez-vous nous dire sur la formation en elle-même ?

Elle va durer jusqu’en mai 2017 et permettre aux stagiaires d’obtenir le Titre Professionnel de cuisinier ou de serveur. C’est un diplôme qui relève du Ministère du Travail et de l’Emploi. Sur le plan pédagogique, nous sommes très orientés vers l’exécution du bon geste professionnel. Quand la personne sort de formation avec un titre pro, elle est directement opérationnelle. Des enseignements généraux sont dispensés, mais toujours en lien avec l’exercice du métier. Par exemple, la maîtrise de l’écrit est orientée vers la rédaction d’un menu, d’une carte des vins. L’anglais est axé sur l’accueil dans un restaurant, la dénomination des mets ou des ingrédients…

Alexia (à droite) et trois des apprenties serveuses auxquelles elle doit apprendre toutes les ficelles du métier.

Quel sont les profils des stagiaires ?

Ce sont de jeunes adultes, des demandeurs d’emploi ou des salariés en réorientation. Certaines personnes ont déjà un vécu professionnel, d’autres pas du tout. Ils ont fait l’objet d’une sélection, puisque nous avons eu beaucoup de candidats pour huit places de cuisiniers et quatre de serveurs. Parmi les critères retenus, vous avez la capacité à s’intégrer dans un groupe, la volonté d’apprendre. Nous avons même cru détecter chez certains une vraie passion déjà. L’enjeu est qu’à la fin de la formation, chacun se sente entièrement à l’aise dans son futur métier et dans ses relations avec autrui. En cela, notre restaurant-école les place dans des situations réelles avec des formateurs bienveillants, qui cherchent à les faire progresser. Le soutien et l’accompagnement restent les marques de fabrique de notre établissement.

Servi ce jour-là en entrée, un crumble salé qui a permis aux stagiaires en cuisine de s’exercer à sabler et à émincer/ciseler les oignons.

Entretien croisé avec Sandrine Belloc, formatrice cuisine, et Alexia Soreil, formatrice service en salle.

Sandrine (à gauche) et Alexia regardent dans la même direction : celle d’une réinsertion réussie pour les stagiaires.

Quels sont pour vous les enjeux de cette formation ?

Sandrine – Apporter des connaissances, du plaisir, à des personnes qui découvrent le métier de cuisinier, les amener vers l’obtention d’un diplôme et l’intégration professionnelle. Le plus important, c’est qu’ils trouvent du travail par la suite.

Alexia – La finalité reste bel et bien leur réinsertion dans la vie professionnelle. Nous leur donnons les outils pour exercer un nouveau métier.

Sandrine, vous parlez de plaisir. Cette notion joue un rôle important dans votre enseignement ?

Sandrine – Oui, vraiment. Vous ne pouvez pas faire ce métier sans envie. En cuisine, vous avez le plaisir que vous prenez vous-même et celui que vous donnez aux autres.

Le plat consistait en une côte de porc grillée avec son écrasé de Charlottes. « La cuisson grillée est la première que l’on aborde », précise Sandrine. « On finira la semaine avec des faux-filets cuits à la demande ».

La cohésion au sein des groupes de stagiaires, ça compte ?

Sandrine – Beaucoup ! Je leur dis toujours : « On est sur le même bateau, tout le monde ne va pas ramer à la même vitesse, l’important c’est que tout le monde rame dans le même sens, vers le même but ».

Alexia – En plus de l’aspect professionnel, nous sommes là pour donner aux stagiaires confiance en eux. Nous sommes à leur écoute. Certaines personnes sont naturellement très sûres d’elles. Mais pour d’autres, cela peut prendre du temps de se sentir à l’aise devant les clients. Le service ne se limite pas au port d’assiettes. Il faut apprendre les règles de préséance, apprendre à expliquer un menu… Un serveur se doit d’être un caméléon, avec la capacité de s’adapter à chaque clientèle.

Alexia, c’était votre premier jour en tant que formatrice ici, contrairement à Sandrine qui est en poste depuis plusieurs années. Vous n’avez pas trop ressenti la pression ?

Alexia – Un peu, mais tout s’est bien passé. Les stagiaires se sont bien débrouillés. Ce n’est pas toujours simple non plus pour les formateurs. Comme l’a dit Sandrine, on embarque tous dans le même bateau.

Le dessert du jour était l’occasion d’apprendre à décuire un caramel, lever des zestes, peler à vif, le tout avec technicité.

Les menus proposés au restaurant sont-ils amenés à évoluer ?

Sandrine – Bien sûr ! Je suis ravie de la première journée que nous avons eue. Mais le menu de cette première semaine ne sera pas de la même qualité que les menus des semaines suivantes. On va aborder entre-temps d’autres techniques, d’autres produits. La formation évoluera tout au long de l’année.

Alexia – La formation est appelée à aller crescendo, de telle sorte que les stagiaires soient capables au bout du compte de travailler dans n’importe quel type de restaurant.

Propos recueillis par Nicolas Michel.