Pause douceur au Art’ Coffee Break

Depuis le 4 décembre 2018, le dynamique quartier de Lolya jouit d’un attrait supplémentaire avec le Coffee Shop tenu par Laura, 29 ans, et sa mère Brigitte. Un lieu où se régaler, conçu aussi pour mettre en valeur les talents artistiques locaux. 

Laura (à gauche) et Brigitte ont mis leur grande complicité au service de leur nouvelle affaire.
L’une des appétissantes spécialités servies au Art’ Coffee Break.

Dilemme pour le gourmand, alors qu’il parcourt la carte. Va-t-il choisir un café latte avec son joli petit motif dessiné sur la mousse ? Va-t-il opter pour une spécialité au cacao nappée de crème chantilly et de morceaux de cookie ou de brownie ? Un milk-shake plutôt ? Un thé glacé maison fraise et menthe ?

Et pour accompagner sa boisson, va-t-il se laisser aller à goûter les macarons, les pancakes, un muffin, une attirante part de moelleux au chocolat ?

« La gourmandise est un très joli défaut » est-il inscrit sur un mur. Ouf, nous voilà rassurés !

Il faut dire que le Art’ Coffee Break ne manque pas d’arguments pour nous tenter, à commencer par ses glaces au yaourt. « Les jeunes connaissent le Frozen Yogurt, ils y ont goûté dans les grandes villes mais beaucoup de gens ici découvrent le concept » fait remarquer Laura. Morceaux de fruits, chocolats et autres confiseries, coulis au choix, viennent agrémenter une glace onctueuse, agréablement parfumée. Le succès est au rendez-vous. « On ne s’attendait pas à ce que ça marche aussi bien en hiver. L’été, on développera encore la carte des toppings ».

L’endroit a déjà ses habitués en fonction des heures de la journée. « Le matin, les personnes âgées viennent prendre leur petit café, lire le journal. Le midi, nous avons des travailleurs qui mangent sur le pouce. À l’heure du goûter, avec l’école toute proche, ce sont surtout les familles ». Un coin a été aménagé afin que les enfants puissent jouer. « Les jeunes du collège et du lycée commencent à venir eux aussi et profitent du Wi-Fi à disposition des clients ».

Esprit de partage

Pour Laura, choisir Lolya coulait de source car elle habite le quartier. « Je ne voyais pas l’intérêt de m’installer en centre-ville où il existe déjà un Coffee Shop ». Le local du Art’ Coffee Break se situe au coeur d’un pôle commercial de plus en plus attractif, à taille humaine, avec un grand parking gratuit. « Et il n’y a pas eu de travaux à prévoir » ajoute la jeune femme bienheureuse.

Travailler avec sa mère s’imposait aussi comme une évidence. « Nous sommes très fusionnelles » sourit Brigitte. « Nous avions déjà créé ensemble il y a 2 ans les journées et soirées Mode & Beauté, pour faire connaître les artisans, prestataires de service, qui n’avaient pas pignon sur rue ». Cette volonté d’offrir une visibilité aux créateurs locaux imprègne les lieux, entre les tableaux accrochés aux murs signés Magali Dubourg de Castelnau-Sur-Gupie et les ouvrages disposés sur une table à l’entrée (dont le roman de Brigitte, elle-même écrivaine). « Le client ne vient pas seulement déguster des boissons ou des glaces, il peut se poser dans un endroit dédié aux rencontres artistiques. Cet esprit d’échange est profondément ancré en nous » conclut Brigitte, espérant à terme faire du Art’ Coffee Break un véritable lieu de partage.

Brigitte, dans la mezzanine cosy du Art’ Coffee Break où a été installée une bibliothèque en libre service.
Derrière son comptoir, Laura prend la commande de deux clientes venues tester le Art’ Coffee Break.

Nicolas Michel.

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Le Roy Karott reprend du service

Un incendie en 2015 avait mis fin à la savoureuse aventure du restaurant Le Roy Karott, du moins le croyait-on ! Pendant des mois, Thomas Polet a déployé toute son énergie afin de faire renaître cet établissement de caractère, où il a officié comme serveur. Juste avant la réouverture, nous avons recueilli les impressions de l’heureux gérant et de son chef cuisinier, Sébastien Rubio.

C’est parti pour une visite guidée des lieux avec Thomas (à gauche) et Sébastien, ici devant la nouvelle entrée principale située sur la place Courte Oreille.

À quelques jours de l’inauguration fixée au 20 avril 2018, Thomas avoue ne plus ressentir de stress. « Il a fini par être évacué avec le temps. J’ai commencé à travailler sur ce beau projet il y a tellement longtemps ». Les difficultés se sont révélées nombreuses, entre les questions d’assurances à régler suite au sinistre, le chantier d’embellissement de la Rue de la République qui n’a pas facilité les propres travaux d’aménagement du restaurant…. « Maintenant, je n’éprouve plus que des sentiments positifs. Je suis impatient et excité d’ouvrir » sourit-il, vêtu du kilt qu’il portera pour faire le service. « L’idée m’est venue d’une brasserie bordelaise. J’ai trouvé le concept très sympathique. Nous voulions que Le Roy Karott ait une forte identité aussi bien au niveau culinaire qu’en salle ». Il est vrai que l’endroit, pittoresque à souhait, ne manque pas de personnalité, à commencer par la très jolie Place Courte Oreille destinée à servir de terrasse aux beaux jours.

La Place Courte Oreille servira de charmant décor à la terrasse du Roy Karott à la belle saison.
La salle principale du Roy Karott possède un réel cachet. L’intérieur du restaurant peut accueillir jusqu’à 60 couverts.
Les briquettes rouges typiques de notre région et les arcades ajoutent au charme de la salle principale.
Une rampe rend accessible la salle secondaire du Roy Karott aux personnes à mobilité réduite.
Sébastien et Thomas ont déjà eu l’occasion de travailler ensemble par le passé et une complicité évidente est née entre eux.

Côté cuisine, Sébastien affiche une confiance sereine en ses recettes mitonnées avec passion. Les menus ont été axés sur la cuisine du terroir. « Il était important pour nous de travailler avec des produits de la région ». Viande hachée pour le burger de canard fournie par « Le Goût du Bon » à Beaupuy, jambon de Tonneins, préparations pour cocktails fabriquées à Agen, tomates de Marmande, fraises locales… sans oublier une bonne petite confiture de cèpes faite maison par le chef lui-même : le local est bel et bien à l’honneur ! La carte changera quatre fois par an et s’adaptera aux ingrédients de saison. « On va tâcher de répondre aux nouvelles habitudes alimentaires » précise Thomas, d’où l’ajout de plats vegan et sans gluten. Un service tardif est prévu jusqu’à 22h00 en semaine, 22h30 le week-end et même 23h00 l’été. Une fois par mois sera organisée une soirée avec un thème culinaire précis et un menu unique (basque, italien, alsacien, etc).

« Il va falloir satisfaire correctement les attentes de nos clients car Le Roy Karott compte beaucoup pour les Marmandais. Ils ne l’ont jamais oublié » conclut Thomas, avant de s’éclipser dans un froissement de kilt, tout affairé qu’il est à régler les derniers détails de l’ouverture.

Pour réserver au Roy Karott : 05.53.88.98.58

Nicolas Michel.

Photo instantanée : déménagement à venir du Planet Coffee Shop

10 avril 2018 – La grande affiche jaune ne passe pas inaperçue dans la rue piétonne Abel Boyé. Lieu incontournable de la vie sociale marmandaise, le Planet Coffee Shop va connaître d’ici quelques mois un changement de taille. Il va en effet quitter son local de 45m2 rue Toupinerie pour investir un espace trois fois plus grand à peine quelques mètres plus loin. Josiane Cazenave se réjouit déjà des futures possibilités offertes par ce déménagement en termes d’accueil de la clientèle. Elle espère que les travaux lui permettront d’inaugurer ce nouveau lieu d’ici août.

Nicolas Michel.

Le bar à vinyle creuse son sillon

Le disque vinyle, Denis a ça dans le sang ! Au point d’en avoir fait l’emblème du bar qu’il a ouvert Avenue du Général Leclerc, à la place de « L’Escale Gourmande ». Le dimanche 4 février 2018, il organise dans son local une bourse aux 33 et 45 tours. Qui a dit que le bon vieux microsillon était mort ?!

Avec Denis, les vinyles restent toujours à portée de main.

Autrefois passé par « L’Amazone » dans l’Avenue Rondereau, Denis a pris ses marques depuis octobre 2017 dans une nouvelle affaire qui lui permet de conjuguer ses passions : tenir un bar et la musique. « Je suis un amoureux des vinyles, je les collectionne depuis 1984 ». De sous son comptoir, il sort quelques-uns des disques auxquels il tient, dont « Crache ton venin » (1979) de Téléphone, avec sa fameuse pochette coulissante conçue par Jean-Baptiste Mondino où à l’intérieur le groupe apparaît nu. « Le vinyle est reparti en force depuis quelques années », assure-t-il. « On en trouve de tous les artistes, qu’ils soient anciens ou nouveaux. J’ai même une clientèle adolescente qui en recherche ». La présence d’une auto-école voisine et du lycée Val de Garonne tout proche explique que les jeunes fréquentent son bar, qu’il a voulu multifonction, avec un coin restauration, des tables de billard et, à l’étage, un endroit spécialement dédié à la vente de disques. Difficile de résister à la curiosité de fouiller dans les bacs à la recherche de quelques pépites oubliées.

Le billard : une activité appréciée par la clientèle du bar.
L’espace aménagé à l’étage pour la vente de vinyles.

Le dimanche 4 février 2018, six marchands (de Bordeaux, Agen, Périgueux…) viendront ajouter leurs disques aux 2000 proposés par Denis pour la deuxième bourse aux vinyles qu’il organise. « On devrait avoir au total entre 10 000 et 15 000 pièces ». L’événement se déroulera de 9h00 à 18h00 avec la possibilité évidemment de se restaurer sur place.

Le Bar à Vinyle (8-10 Avenue du Général Leclerc) est ouvert :

  • le lundi et le mardi de 7h30 à 18h30
  • le mercredi de 7h30 à 22h00
  • le jeudi de 7h30 à 18h30
  • le vendredi de 7h30 à minuit

Nicolas Michel.

Le nouveau visage du Planet Coffee Shop

Pendant presque 8 ans, Sandrine a égayé le Planet Coffee Shop de la rue Toupinerie. Partie désormais vers de nouvelles aventures (« Regard sur Marmande » en profite pour lui souhaiter bonne chance), elle a passé le relais à Josiane Cazenave, qui entend bien conserver l’âme de ce lieu très apprécié. 

Josiane Cazenave, heureuse d’évoluer dans son nouvel environnement du Planet Coffee Shop.

Josiane a commencé sa carrière dans la restauration à 19 ans à la brasserie bien connue Les Neuf Fontaines. Beaucoup de Marmandais(es) se souviennent aussi probablement du bar-restaurant qu’elle a tenu entre 1998 et 2000, le Don Quichotte, dans la rue Charles de Gaulle là où existe maintenant la boutique Orange. « Ah, le Don Quichote ! Un endroit festif qui a beaucoup marqué ma vie », confie-t-elle avec une certaine émotion. « Il y avait tout le temps du monde. Je faisais venir des musiciens. Les équipes de foot et de rugby du coin s’y donnaient rendez-vous ».

Après un passage par la grande distribution, l’envie de reprendre un commerce dans la restauration la taraudait. « La relation avec les clients est très importante pour moi. Il fallait que je revienne au contact des gens, les servir, leur faire plaisir. Le Planet Coffee Shop est idéal car dédié à la gourmandise ». Informée de la mise en vente, elle a sauté sur l’occasion. « La transition s’est très bien passée. Je connaissais déjà Sandrine et ma fille avait travaillé ici un temps ».

Josiane s’est familiarisée avec les recettes de boissons du Planet Coffee Shop.

Josiane ne se sent pas à l’étroit dans son nouveau tablier de barista, même si elle reconnaît que remplacer Sandrine, particulièrement estimée depuis toutes ces années, lui met une petite pression. Elle a surtout à coeur d’honorer l’héritage qu’elle lui a laissé. Pas question donc de chambouler la carte ou de refaire toute la déco ! « Le Planet Coffee Shop doit rester ce qu’il est, un lieu cosy. Les gens peuvent s’y poser tranquillement, prendre le temps de discuter ». Josiane envisage quand même d’apporter quelques touches personnelles comme la mise en place de formules (boisson+pâtisserie). « Je ferai des suggestions en plus de la carte en début de saison, comme Sandrine s’y employait. J’ai mes propres idées déjà ». Votre ami blogueur se montre impatient de goûter ces nouveautés…

Nicolas Michel.

La Cité de la Formation retrouve son restaurant d’application

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Lundi 7 novembre 2016. Un jour d’effervescence comme un autre à la Cité de la Formation de Marmande ? Pas tout à fait ! Après quatre années de fermeture, le Restaurant d’Application accueille ses premiers convives – dont le maire Daniel Benquet. D’une capacité de 24 couverts, ce formidable outil pédagogique permet à des stagiaires de s’exercer en conditions réelles dans le but d’obtenir leur Titre Professionnel de cuisinier ou de serveur. Le directeur de la Cité de la Formation, Laurent Combes, a accepté de nous raconter les coulisses de cette belle résurrection.

L’accueillante salle du Restaurant d’Application, décorée par des tableaux de Bernadette Serbat.
Laurent Combes dans la grande cour intérieure de la Cité de la Formation.

Pourquoi le Restaurant d’Application avait-il fermé en 2012 ?

L’hôtellerie-restauration compte parmi les filières historiques de notre établissement. Pendant une vingtaine d’années, nous avons accueilli des stagiaires en cuisine et en service. Ces actions de formation nous étaient achetées par la région dans le cadre d’un appel d’offres. En 2012, nous avons malheureusement perdu le marché. La formation est partie sur Agen, ce qui a entraîné la fermeture du Restaurant d’Application. Ce plateau technique a seulement servi ces dernières années pour des prestations proposées aux Marmandais, des ateliers cuisine destinés aux particuliers, aux jeunes le mercredi après-midi… Finalement, nous avons récupéré le marché l’année dernière en partenariat avec l’AFPA de Foulayronnes et le GRETA Val de Garonne.

Comment les choses se sont-elles mises en place ensuite ?

La première étape a consisté à faire connaître la renaissance de cette formation, recruter des candidats, puis définir un calendrier en alternance, en tenant compte des périodes pendant lesquelles nos stagiaires seront en activité dans les restaurants qui les accueilleront. Dans le montage de ce calendrier, nous avons identifié des périodes d’ouverture de notre restaurant d’application. Ces dates sont indiquées sur notre site internet, où vous trouverez aussi le numéro de téléphone pour réserver et les menus du jour (http://www.citedelaformation.fr/index.php/les-infrastructures/restaurant-d-application).

Sandrine, la formatrice cuisine (en noir), entourée de ses stagiaires.

Que pouvez-vous nous dire sur la formation en elle-même ?

Elle va durer jusqu’en mai 2017 et permettre aux stagiaires d’obtenir le Titre Professionnel de cuisinier ou de serveur. C’est un diplôme qui relève du Ministère du Travail et de l’Emploi. Sur le plan pédagogique, nous sommes très orientés vers l’exécution du bon geste professionnel. Quand la personne sort de formation avec un titre pro, elle est directement opérationnelle. Des enseignements généraux sont dispensés, mais toujours en lien avec l’exercice du métier. Par exemple, la maîtrise de l’écrit est orientée vers la rédaction d’un menu, d’une carte des vins. L’anglais est axé sur l’accueil dans un restaurant, la dénomination des mets ou des ingrédients…

Alexia (à droite) et trois des apprenties serveuses auxquelles elle doit apprendre toutes les ficelles du métier.

Quel sont les profils des stagiaires ?

Ce sont de jeunes adultes, des demandeurs d’emploi ou des salariés en réorientation. Certaines personnes ont déjà un vécu professionnel, d’autres pas du tout. Ils ont fait l’objet d’une sélection, puisque nous avons eu beaucoup de candidats pour huit places de cuisiniers et quatre de serveurs. Parmi les critères retenus, vous avez la capacité à s’intégrer dans un groupe, la volonté d’apprendre. Nous avons même cru détecter chez certains une vraie passion déjà. L’enjeu est qu’à la fin de la formation, chacun se sente entièrement à l’aise dans son futur métier et dans ses relations avec autrui. En cela, notre restaurant-école les place dans des situations réelles avec des formateurs bienveillants, qui cherchent à les faire progresser. Le soutien et l’accompagnement restent les marques de fabrique de notre établissement.

Servi ce jour-là en entrée, un crumble salé qui a permis aux stagiaires en cuisine de s’exercer à sabler et à émincer/ciseler les oignons.

Entretien croisé avec Sandrine Belloc, formatrice cuisine, et Alexia Soreil, formatrice service en salle.

Sandrine (à gauche) et Alexia regardent dans la même direction : celle d’une réinsertion réussie pour les stagiaires.

Quels sont pour vous les enjeux de cette formation ?

Sandrine – Apporter des connaissances, du plaisir, à des personnes qui découvrent le métier de cuisinier, les amener vers l’obtention d’un diplôme et l’intégration professionnelle. Le plus important, c’est qu’ils trouvent du travail par la suite.

Alexia – La finalité reste bel et bien leur réinsertion dans la vie professionnelle. Nous leur donnons les outils pour exercer un nouveau métier.

Sandrine, vous parlez de plaisir. Cette notion joue un rôle important dans votre enseignement ?

Sandrine – Oui, vraiment. Vous ne pouvez pas faire ce métier sans envie. En cuisine, vous avez le plaisir que vous prenez vous-même et celui que vous donnez aux autres.

Le plat consistait en une côte de porc grillée avec son écrasé de Charlottes. « La cuisson grillée est la première que l’on aborde », précise Sandrine. « On finira la semaine avec des faux-filets cuits à la demande ».

La cohésion au sein des groupes de stagiaires, ça compte ?

Sandrine – Beaucoup ! Je leur dis toujours : « On est sur le même bateau, tout le monde ne va pas ramer à la même vitesse, l’important c’est que tout le monde rame dans le même sens, vers le même but ».

Alexia – En plus de l’aspect professionnel, nous sommes là pour donner aux stagiaires confiance en eux. Nous sommes à leur écoute. Certaines personnes sont naturellement très sûres d’elles. Mais pour d’autres, cela peut prendre du temps de se sentir à l’aise devant les clients. Le service ne se limite pas au port d’assiettes. Il faut apprendre les règles de préséance, apprendre à expliquer un menu… Un serveur se doit d’être un caméléon, avec la capacité de s’adapter à chaque clientèle.

Alexia, c’était votre premier jour en tant que formatrice ici, contrairement à Sandrine qui est en poste depuis plusieurs années. Vous n’avez pas trop ressenti la pression ?

Alexia – Un peu, mais tout s’est bien passé. Les stagiaires se sont bien débrouillés. Ce n’est pas toujours simple non plus pour les formateurs. Comme l’a dit Sandrine, on embarque tous dans le même bateau.

Le dessert du jour était l’occasion d’apprendre à décuire un caramel, lever des zestes, peler à vif, le tout avec technicité.

Les menus proposés au restaurant sont-ils amenés à évoluer ?

Sandrine – Bien sûr ! Je suis ravie de la première journée que nous avons eue. Mais le menu de cette première semaine ne sera pas de la même qualité que les menus des semaines suivantes. On va aborder entre-temps d’autres techniques, d’autres produits. La formation évoluera tout au long de l’année.

Alexia – La formation est appelée à aller crescendo, de telle sorte que les stagiaires soient capables au bout du compte de travailler dans n’importe quel type de restaurant.

Propos recueillis par Nicolas Michel.

Ô Banc de Sardines, bien plus qu’une poissonnerie…

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Avoir choisi un vendredi, jour du poisson : Christophe Reversat a décidément pensé à tout pour l’ouverture le 10 juin 2016 de son magasin, Ô Banc de Sardines. « Une poissonnerie, mais pas que », lit-on sur l’enseigne. Le commerce, doté d’une cuisine, proposera une restauration dédiée bien entendu aux produits de la mer.

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La partie poissonnerie.

L’emplacement retenu, sur la Route de Bordeaux, n’est pas le fruit du hasard, au coeur d’un pôle attractif en plein développement, avec fleuriste, boulangerie, pharmacie, marchand de fruits et légumes et bientôt un tabac presse. Le tout assorti d’un atout indéniable : un parking ! L’autre facteur qui a décidé Christophe à s’installer à cet endroit tient à la superficie du local : 200m2. Il est vrai qu’aussitôt rentré, on est saisi par l’impression d’espace, le tout agréablement mis en valeur par des verrières industrielles très tendance. « Je voulais sortir des stéréotypes des poissonneries bleues et blanches, avec des phares et des poissons suspendus par des filets », précise Christophe. « L’idée avec les verrières était de valoriser l’espace le plus possible à la vue des clients. S’ils ne peuvent pas entrer dans la cuisine, ils voient au moins les produits frais et de qualité travaillés sur place ».

L’espace restauration.

Si Christophe nourrissait depuis longtemps l’envie de se fixer, il ne délaissera pas pour autant les marchés de Marmande et des environs, où il est présent depuis 18 ans. Pour lui, les deux activités restent complémentaires. « Le magasin me permettra de toucher une autre clientèle, que l’on ne rencontre pas IMG_8622forcément sur les marchés ». Ô Banc de Sardines représente aussi une façon différente d’exercer son métier, à travers la restauration sur place. Une trentaine de places ont été prévues. Le service à table sera proposé les midis du mardi au samedi, complété par une dégustations d’huitres à la bonne franquette au comptoir (un meuble chiné plein de charme) le dimanche midi… accompagnée d’un petit vin blanc comme il se doit ! Une partie traiteur permettra d’emporter des plats cuisinés, des brandades, paellas et autres. Et un rayon épicerie fine sera également consacré à différents produits issus des océans.

Le blog souhaite bon vent à ce nouveau commerce.

Nicolas Michel.

A La Crêpe Rit, quand la Bretagne s’invite à Marmande

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Sa gouaille est maintenant bien connue des habitués. Homme de caractère, Jean-Luc ROUSSEAU tient depuis septembre 2015 avec Nadine, sa discrète épouse, un restaurant qui ne manque pas non plus de personnalité. Entièrement décorée aux couleurs de la Bretagne, « A La Crêpe Rit » se veut une bulle chaleureuse, où passer un moment agréable dans la bonne humeur.

La barre à cidres a fière allure sur le comptoir.

Quand la traditionnelle andouille de Guémené rencontre notre bon vieux magret et les fameuses tomates de Marmande ! La carte du restaurant est comme un pont jeté entre les rivages bretons et les terres du Sud-Ouest. Avec pour trait d’union une recherche constante aussi bien du goût que de l’authenticité. « Vous ne trouverez pas de congélateurs. Nos produits sont frais », insiste Jean-Luc. « Nous faisons appel à des fournisseurs du coin. Les farines, par exemple, sont bio et proviennent de chez Michel et Cathy Artisié à Pujols. Même nos menus sont imprimés à Marmande », ajoute-t-il dans un éclat de rire. Ici, le café est servi avec une galette pur beurre de la région de Carnac ou un pruneau fourré aux accents gascons. Le cidre est privilégié aux vins. « Nous sommes d’ailleurs la seule crêperie en Lot-Et-Garonne à servir le cidre à la pression ».

SOUS LE CHARME DE LA RUE LABAT

Jean-Luc et Nadine n’en sont pas à leur galop d’essai, puisqu’ils tenaient déjà une crêperie à Aiguillon. Alors qu’ils envisageaient de déménager leur activité à Agen, un couple d’amis restaurateurs leur propose DSC_0016de reprendre le local anciennement de La Canarderie à Marmande. « Agen aurait été beaucoup plus impersonnel, il y a tellement de restaurants », constate Jean-Luc. « On s’imprègne plus facilement de Marmande, qui est une ville de caractère à laquelle on ne peut pas rester insensible ». Difficile en effet de ne pas s’extasier devant la très typique rue Labat, dans laquelle se trouve « A La Crêpe Rit ». « C’est la plus ancienne rue de Marmande, avec de magnifiques maisons à colombages. On est sous le charme quand on s’y promène. Lorsque nous sommes arrivés, nous avons aussitôt reverni notre façade, installé des LED autour des fenêtres et des spots, pour mettre en valeur la devanture ».

Une salle intérieure accueillante et pittoresque de 35 couverts, décorée sur le thème de la mer.

SOURIRE DU LOT-ET-GARONNE

Jean-Luc attend de pied ferme l’arrivée de la belle saison. « Début novembre, le changement de sens de circulation et les attentats ne nous ont pas fait du bien. L’activité est ralentie depuis. Pour cet été, je mise beaucoup sur notre terrasse. Vous aurez douze tables joliment décorées comme on sait le faire. Nous avons par ailleurs renouvelé notre carte, avec plein de nouvelles galettes et crêpes. Vous trouverez aussi des nouveautés au niveau de nos coupes de glaces digestives ». La philosophie du lieu contribue à marquer la différence. « Nous faisons tout pour que les gens prennent plaisir à venir. C’est pourquoi nous avons voulu faire de « A La Crêpe Rit » un cocon. On a cherché à donner un cachet à l’établissement. Tout est personnalisé, jusqu’aux présentoirs décorés des menus. Notre but est que les clients se sentent bien, qu’ils passent un bon moment ». Une démarche visiblement réussie puisque l’établissement a reçu le label Sourire du Lot-Et-Garonne.

Pour réserver, appelez le 05 53 64 68 28.

Retrouvez « A La Crêpe Rit » sur Facebook.

Nicolas Michel.