Troisième tour de piste pour le festival MondoClowns

Thierry Planès pose devant l’affiche de la troisième édition du festival MondoClowns qu’il a créé à Marmande en 2016.

Il est auteur, comédien, peintre, sculpteur… Une sorte de touche-à-tout artistique qui fait la fierté de Marmande. En tant qu’enfant du pays, Thierry Planès a tenu à offrir à sa ville un festival unique en son genre. Ainsi est né MondoClowns, dont la version 2018 – la troisième – comportera cinq représentations du vendredi 9 au dimanche 11 février sur la scène du théâtre Comoedia. Du rire et des larmes… de joie bien sûr, pour un spectacle à la fois drôle et empreint de poésie. 

Quel est votre état d’esprit avant le lancement de cette troisième édition ?

Je suis dans un état de stress mais un stress positif ! Alors qu’approche l’échéance, on a l’impression d’être en retard sur tout, bien que ce ne soit pas le cas en vérité. Les préparatifs avancent. La machine est en train de se mettre en route. Nous allons avoir un superbe plateau avec des artistes extraordinaires encore cette année. Six nations sont représentées : les Etats-Unis, la Hollande, le Portugal, l’Allemagne, l’Espagne et la France.

Est-ce que vous vous dites que la 3ème fois semble finalement plus facile ?

Non (rires). Mais nous sommes plus sereins car nous sommes conscients que le public adhère maintenant à l’événement. Nous savons que nous allons proposer un spectacle digne de ce nom, qui ne se joue nulle part ailleurs. La situation est toujours aussi excitante, de voir tous ces artistes manifester leur envie de participer à MondoClowns. C’est quelque chose de valorisant. Ils font des efforts au niveau de leur cachet pour que le festival puisse s’installer. Je leur tire mon chapeau parce qu’ils veulent vivre à fond cette aventure. Ils n’ont pas la mentalité de juste venir cachetonner.

Thierry tire son chapeau aux artistes qui s’investissent dans l’aventure MondoClowns.

Le festival a donc clairement trouvé sa place dans le paysage culturel marmandais ?

On sent l’attente du public et nos partenaires se tiennent derrière nous. On fédère de plus en plus de partenariats privés avec les commerçants de Marmande qui souhaitent soutenir l’événement d’une façon ou d’une autre. Une ferveur s’est créée. Le plaisir de voir arriver le festival est manifeste. J’espère que cet enthousiasme va grandir encore au fil des ans.

Est-ce que vous vous épanouissez sur scène dans votre rôle de Monsieur Loyal ?

Pour moi, c’est la cerise sur le gâteau. Cependant, mon rôle le plus important consiste à mettre en scène le spectacle, intégrer les numéros des artistes dans une histoire que j’écris en amont. Le spectacle sera répété pendant cinq jours, joué seulement pendant le festival avant de disparaître. Il a un côté éphémère qui le rend encore plus unique et magique.

Quel thème avez-vous chosi cette année ?

L’amour ! C’est pour cela que vous avez quelques roses qui se sont glissées parmi les artistes sur l’affiche. Sous quelle forme ce thème sera-t-il présenté ? Je préfère que le public ait la surprise…

Que pouvez-vous néanmoins nous révéler sur les artistes présents ? (attention, si vous préférez ne rien savoir du spectacle, passez directement à la question suivante)

Sur les six nationalités, vous en avez trois qui font MondoClowns pour la première fois. L’Allemagne, avec le clown excentrique Gabor Vosteen, dont la spécialité est de jouer de la flûte mais d’une façon très particulière, irrésistible. Cesar Dias représente le Portugal. Il incarne un personnage de crooner burlesque, maladroit, un peu à la Jerry Lewis, même si je n’aime pas trop faire des comparaisons de ce genre. Les spectateurs comprendront certainement quand ils verront son visage. Il est très expressif. Les Pays-Bas enfin, au travers du duo de magiciens Scott & Muriel. Muriel est hollandaise, Scott, lui, est américain. Ils excellent dans leur genre, la grande illusion, et en même temps ils sont dans la comédie pure, la dérision totale. Ils terminent par une pirouette qui va souffler tout le monde, croyez-moi ! C’est un honneur de les recevoir parce que juste avant MondoClowns, ils seront au Festival International du Cirque de Monte-Carlo.

Pour la première fois, nous accueillerons un trio de clowns traditionnels, le trio espagnol José Michel Clowns. Je suis très heureux de leur présence car ils comptent parmi les meilleurs qui se produisent actuellement. Ils travaillent dans les plus grands criques au monde.

Le clown Carillon a dédicacé son faux crâne à Thierry.

À MondoClowns, nous sommes très attachés à la dimension poétique. Les deux premières années, le clown italien Carillon évoluait dans la fantasmagorie. Cette année, vous découvrirez le personnage de Pierrot Buto, un danseur que j’ai repéré en 2016 dans l’émission « La France a un incroyable talent » et pour lequel j’ai eu un coup de coeur énorme. Je suis intimement convaincu de l’émotion et de la dimension poétique qu’il va apporter sur la scène du Comoedia.

Tous les ans, nous tenons à présenter un numéro avec des animaux. Vous ferez connaissance avec Franck Marvin et sa chienne, Lady, une diva qui a des caprices et notamment celui de ne pas vouloir travailler, d’où des situations très drôles.

L’univers des clowns restant assez masculin en général, Héloïse Bourgeois apportera une touche féminine avec son fantastique numéro d’acrobatie au mât chinois. Elle a une technicité et une légèreté incroyables.

C’est une satisfaction de voir que MondoClowns émeut bien au-delà des enfants ?

J’ai le désir profond de faire comprendre aux spectateurs que le clown n’est pas un personnage uniquement lié à l’univers des enfants, qu’il n’est pas poussiéreux et ringard. Un clown peut faire rire tout le monde. Il est intergénérationnel. Au cours du spectacle, les gens vont passer par des montagnes russes émotionnelles.

L’image du clown malfaisant, qui nous vient principalement des Etats-Unis, c’est une mauvaise chose pour vous ?

C’est un fantasme cinématographique. Dans aucun cirque, théâtre ou spectacle de rue, vous ne trouverez un clown qui fait peur.

Thierry, qui sculpte des bustes d’artistes, pose ici avec celui de Matute, lequel a participé à MondoClowns.

Qu’est-ce que vous attendez au final de cette troisième édition ?

Que le public ressorte toujours aussi ému, heureux ! Que pour lui, le temps soit totalement suspendu pendant les trois heures du spectacle ! Nous tenons à offrir cette bulle, cette parenthèse enchantée, pour oublier les soucis quotidiens que nous pouvons tous avoir. Ce qui reste extrêmement beau à la fin de chaque spectacle, c’est de voir les spectateurs se lever, applaudir, avec les larmes parfois qui coulent sur leur visage tant ils ont été emportés.

Propos recueillis par Nicolas Michel.

DEMANDEZ LE PROGRAMME !

Représentations du spectacle au Comoedia :

  • vendredi 9 février à 20h30
  • samedi 10 février à 16h00 et 20h30
  • dimanche 11 février à 14h00 et 17h30

Exposition « Les clowns chez Jean Richard » du 6 au 16 février à la médiathèque (entrée gratuite).

Parade des clowns dans les rues de Marmande samedi 10 février à partir de 10h30.

Projection de 4 courts métrages de Buster Keaton au cinéma Le Plaza dimanche 11 février dès 10h30.

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